L’open source : définition et usages

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En bref : L’open source désigne les logiciels distribués sous une licence qui autorise leur utilisation, l’analyse de leur code, leur modification et leur redistribution sous certaines conditions. Cela ne signifie pas automatiquement que le service est gratuit ni qu’il n’existe aucune restriction. C’est la licence qui détermine ce que vous pouvez faire avec le logiciel, et non le simple fait que son code soit publié sur internet.

Que signifie un code source ouvert ?

Le code source est l’ensemble des instructions d’un programme, écrites dans un langage de programmation et lisibles par les personnes qui connaissent ce langage. Y avoir accès permet de comprendre le fonctionnement d’une application, de corriger un bug ou d’adapter ses fonctions à ses besoins. Avec un logiciel à code fermé, l’utilisateur reçoit généralement un produit prêt à l’emploi, sans ces droits ni un accès complet aux sources.

L’open source ne se limite toutefois pas à la possibilité de lire le code. La licence doit notamment autoriser sa modification et sa redistribution, y compris pour des usages commerciaux. Un dépôt, c’est-à-dire l’endroit où sont conservés le code et l’historique des modifications, peut être public tout en contenant un programme qu’il est interdit de modifier ou de partager librement.

Le navigateur Firefox, le logiciel de retouche graphique GIMP et WordPress, un système de gestion de contenu pour les sites web, sont des exemples de logiciels open source. Il n’est pas nécessaire de savoir programmer pour les utiliser. L’accès aux sources compte aussi pour l’utilisateur : il permet de confier le développement ou la réparation du logiciel à un autre prestataire, à condition d’en trouver un disposant des compétences nécessaires.

Open source, logiciel gratuit et service payant

« Gratuit » décrit le prix, tandis qu’« open source » décrit les droits sur le logiciel. Une application gratuite peut avoir un code fermé et interdire les modifications. À l’inverse, l’auteur d’un logiciel open source peut facturer sa distribution, son déploiement, sa maintenance, des services supplémentaires ou une assistance technique.

Un site utilisant WordPress en est un bon exemple. Le système lui-même est open source, mais le nom de domaine, le serveur, la configuration et la maintenance du site peuvent avoir un coût. Les thèmes, extensions et services associés ne sont pas non plus tous soumis aux mêmes conditions que le logiciel de base.

Une installation que vous gérez vous-même offre davantage de contrôle sur l’environnement, mais vous rend responsable des mises à jour et des sauvegardes. Un service payant avec gestion assurée par le prestataire peut prendre en charge une partie de ces tâches. Pour comparer les offres, examinez donc non seulement le prix de la licence, mais aussi le coût total de fonctionnement de l’outil et les responsabilités du fournisseur.

Quel est le rôle de la licence ?

La licence définit les conditions auxquelles l’auteur autorise l’utilisation de son œuvre. L’open source n’implique pas de renoncer aux droits d’auteur. Pour connaître vos droits, consultez le fichier LICENSE, la documentation du projet et les informations fournies avec la version du logiciel concernée.

Deux grandes familles de licences se distinguent principalement par les obligations liées à la redistribution du code :

Le simple fait d’utiliser un programme sous GPL dans une entreprise n’oblige pas automatiquement à publier ses propres documents ni l’ensemble de ses logiciels. Il importe de distinguer l’utilisation, la modification et la transmission du programme à d’autres personnes. Certaines licences, comme AGPL, couvrent aussi certains cas où un programme modifié est mis à la disposition d’utilisateurs via un réseau.

Il s’agit d’une explication générale, et non d’un conseil juridique adapté à votre situation. Avant d’intégrer du code tiers à un produit que vous commercialisez, consultez le texte officiel de la licence applicable ainsi que les licences des dépendances — les bibliothèques nécessaires au fonctionnement du programme. En cas de doute, demandez conseil sur l’utilisation envisagée.

Les logiciels open source sont-ils sûrs et maintenus ?

Un code public permet un contrôle indépendant, mais ne prouve pas que quelqu’un l’a réellement effectué. La sécurité dépend notamment de la qualité du projet, de la réponse aux signalements de bugs et de l’installation régulière des correctifs. Un logiciel open source peut être bien maintenu ou abandonné, tout comme un produit à code fermé.

Tous les projets ne reposent pas non plus sur une grande communauté. Leur développement peut être assuré par une entreprise, une fondation, une petite équipe ou une seule personne. L’utilisateur ne bénéficie pas automatiquement d’une assistance garantie ni d’un délai de résolution des pannes ; de tels engagements peuvent être prévus dans un contrat d’assistance distinct.

Avant un déploiement, examinez l’historique des versions, la documentation, les avis de sécurité et la manière dont les signalements sont traités. Le nombre de personnes intéressées par le projet ne remplace pas ces informations. Des versions peu fréquentes ne sont pas nécessairement un problème si le logiciel est mature, mais l’absence de réaction à des défauts graves est un signal d’alerte.

Comment savoir si un outil open source convient à votre besoin ?

Supposons que vous choisissiez un système pour le site de votre entreprise. L’ouverture du code présente un réel intérêt si vous avez besoin de fonctions particulières, de contrôler votre installation ou de pouvoir changer de prestataire. Si personne n’est chargé de la maintenance, un service dont l’assistance est clairement définie peut être plus pratique — y compris s’il repose sur un logiciel open source.

Avant de décider, effectuez un test rapide :

  1. Installez une version d’essai dans un environnement sans données clients et testez la tâche la plus importante, par exemple la publication d’une offre.
  2. Vérifiez la licence du logiciel et des extensions nécessaires.
  3. Testez l’exportation des données, la réalisation d’une sauvegarde et sa restauration.
  4. Déterminez qui installera les mises à jour et résoudra les pannes, puis estimez le coût de ce travail.

Fondez votre choix sur le résultat du test et votre capacité à assurer la maintenance du logiciel, pas seulement sur l’étiquette « open source ».

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